lundi 4 avril 2011

Københavns, Danmark



Ce sera dans le désordre que nous reprendrons le Blog en main au cours des prochains jours. Comme nous arrivons tout juste d'une visite éclair en Scandinavie, nous allons sauter par dessus le message de fin de séjour au Royaume-Uni et en Irlande ainsi que celui du retour à Lausanne parce qu'on est tout simplement trop excités à l'idée de partager ces souvenirs très agréables, frais dans notre mémoire. Nous reviendrons par la suite, avec les deux autres messages qui sont presque terminés de rédiger...


Bonjour chers lecteurs,

La Scandinavie, c'était imprévu, comme la majeure partie du voyage d'ailleurs. On croyait bien traverser l'Italie qui est à quelques heures de train d'ici bien avant de se rendre à Københavns au Danemark. Sauf que Swiss International Airlines, la compagnie d'aviation suisse que j'apprécie le plus et qui n'a absolument rien à voir avec les low-cost toujours en retard qui te vendent des billets d'avion sans valises, nous offrait les billets d'avion Bâle-Københavns à un prix ridiculement bas, alors on s'est dit : « pourquoi pas? ». Donc, les choses étant ce qu'elles sont, jusqu'à présent, nous n'avons pas encore utilisé notre guide de langue italienne et nous savons déjà quelques mots en danois.

Le départ était prévu pour vendredi le 1er avril. Je ne sais pas si c'est le poisson d'avril qui sonnait comme un vendredi 13 à mes oreilles ou si c'est simplement le fait que je n'adore toujours pas prendre l'avion, mais je n'ai pas fermé l'oeil de la nuit la veille du départ; un mauvais feeling. Mais ne vous inquiétez pas, car si je suis ici aujourd'hui à vous le raconter, c'est signe qu'il ne s'est rien passé de grave, seulement un tout petit imprévu. Tel que mentionné précédemment, nous prenions l'avion à l'aéroport franco-suisse Bâle-Mulhouse, situé en partie à Mulhouse en Alsace, France et à Bâle en Suisse. Une partie de la Suisse que nous n'avions toujours pas eu la chance de visiter. Tant qu'à passer par là, nous avons arrêté prendre quelques photos en cette superbe journée ensoleillée, en ne se pressant pas trop pour se rendre à l'aéroport puisque notre enregistrement était déjà fait électroniquement et que nous devions seulement déposer notre petite valise au comptoir de la compagnie aérienne. Sauf que, quand nous sommes arrivés à l'aéroport moins d'une heure avant notre vol, il y avait beaucoup de monde dans la file d'attente pour leur enregistrement au comptoir de Swiss Intl Airlines. Après de longues minutes, on voyait bien que les gens restaient complètement immobiles, mais pourquoi? Un bogue informatique, une panne généralisée! Un pirate informatique s'est-il amusé à jouer des tours à Swiss pour le poisson d'avril? Fort probable! Hélas, impossible de déposer notre valise! Comme nous sommes trois dans la même situation (Martin, moi et un étranger), le vol devra attendre 40 minutes pour nous, le temps de faire notre enregistrement à la main. Assez gênant!

Arrivés avec un peu de retard à Copenhague, sous un ciel nuageux, je suis heureuse d'être enfin sur terre, j'essaie de ne pas penser au retour dans deux jours et de juste vivre pleinement le moment présent. Chose facile, car la température est fraîche et agréable, le paysage magnifique et les danois sont gentils; toutes les conditions sont réunies pour un séjour réussi. En fait, c'est la toute première fois depuis notre arrivée en Europe que des gens nous abordent en voyant notre air perdu pour nous indiquer notre chemin.

Vendredi soir, on a donc pris possession de notre chambre d'hôtel et on a marché dans les rues de Københavns : à côté des vélos stationnés sur le long des buildings, à travers les cyclistes sur les pistes cyclables et trottoirs et en regardant toujours des deux côtés de la rue avant de la traverser pour ne pas se faire frapper par un vélo... et ce, jusqu'à ce que des gouttes de pluie nous ramène tranquillement à l'hôtel, en fin de soirée. Pour ceux qui n'ont toujours pas compris, Københavns, c'est LA ville par excellence pour faire du vélo! Les danois étant aussi friands de mode, ça fait parfois un drôle de style de voir des cyclistes à talons hauts avec des robes derniers cris et des manteaux originaux. De loin et dans le noir, on dirait de drôles de bêtes sauvages qui roule dans les rues! 


Le lendemain matin, on est partis tôt de l'hôtel et on a longé le bord de la mer pour se rendre au centre-ville. Sur le chemin, il y avait une foule dense, tout près du parc de Churchill dans le port de Københavns et c'est là qu'on a croisé une statue de la petite sirène, tirée du conte écrit par H.C Andersen, un danois d'origine.On se dirige ensuite vers la fontaine Gefion et la petite église à ses côtés avant de remonter au centre-ville en empruntant la très colorée rue Nyhavn avec ses nombreux restaurants. On a finalement zigzaguer dans la ville jusqu'au coucher du soleil, où nous avons pris un petit repas sur le bord de l'eau, entassés comme des sardines avec des centaines d'étrangers qui profitaient eux aussi de la magnifique journée qui tirait à sa fin. Et avec cette odeur marine, quel bonheur! 

Dimanche, nous avons fait une petite escale avant de nous présenter à l'aéroport pour notre vol qui partait en fin d'après-midi. La destination : Malmö, Suède. Une trentaine de minutes de train du centre-ville de Københavns (15 minutes de l'aéroport) et nous voilà dans un autre pays : langue, monnaie et cachet différents. C'est le pont de l'Øresund, vieux de seulement 10 ans, qui nous permet d'y traverser aussi facilement. On est bien content d'avoir traversé, cependant notre coup de coeur a été plus fort pour la capitale danoise. La troisième ville suédoise en importance est moins bien entretenue et il y a moins d'attraits touristiques impressionnants qu'à Københavns.

Somme toute, le Danemark c'est un pays à découvrir absolument et qui nous a certainement donné le goût de retourner en Scandinavie au cours des prochaines années. 


Mange tak (merci beaucoup)!  

dimanche 20 février 2011

Les «troubles» de l'Irlande du Nord

Tout d'abord, il faut dire que Belfast et l'Irlande du Nord ne figuraient pas parmi la liste des endroits que nous voulions visiter pendant ces vacances au Royaume-Uni et en République d'Irlande. Vous allez peut-être nous trouver un peu peureux, mais quand on lisait sur internet que la guerre de religion faisait encore des victimes aujourd'hui, on se disait qu'on allait seulement y aller si c'était vraiment nécessaire. Et c'est ce que c'est devenu, nécessaire, quand on a appris que notre seul moyen efficace de traverser en République d'Irlande, était de passer par Belfast.


Je vous avouerais qu'en écrivant ce message, je me demande sérieusement comment trouver les mots pour décrire le sentiment étrange qui nous habitait en Irlande du Nord. Des endroits comme celui-ci, qui viennent vraiment nous chercher à ce point sont durs à décrire, car ce qu'on ressent, c'est un sentiment partagé entre l'incompréhension, la tristesse, la peur et l'espoir. L'incompréhension des autres face à ce qui s'est réellement passé sur ces terres; la tristesse de voir des familles brisées à jamais par la perte d'un ou de plusieurs êtres chers; la peur qu'un protestant extrémiste qui n'a pas tourné la page sur cette guerre politique et de religion découvre que moi, je suis catholique, comme si c'était écrit sur mon front et finalement, l'espoir, parce qu'il y en a toujours. Malgré les maisons et les églises détruites par les bombardements, les nombreuses plaques commémoratives des milliers de victimes des « Troubles » et le style révolté de plusieurs, la modernité prend de plus en plus sa place dans une ville comme Belfast...


samedi 5 février 2011

Butterscotch, kilts et vaches beiges a cornes...

Heureusement que l'Ecosse ne se resume pas a notre premier escale dans ce pays parce qu'on serait tous deux trop decus pour vous en parler! Glasgow, la metropole ecossaise, n'a aucun charme; les monuments historiques sont rares, les edifices et les rues sales (on vous epargnera les details), et le temps est maussade. Bref, notre plus beau souvenir en restera l'hotel (citizenM de Glasgow) ultra moderne a la fine pointe de la technologie dans lequel on restait, ou tout peut etre controle par une seule telecommande (TV, lumieres, stores, couleur de la douche, reveille-matin, etc.).
Apres cette journee de repos bien meritee, a se balader tranquillement dans les rues et a ecouter des films dans notre chambre le soir, on a enfin decouvert les paysages somptueux d'Ecosse que les gens nous vantaient. D'abord dans la region d'Aberdeen et ensuite a Stonehaven ou on a d'ailleurs campe dans un endroit de reve. 
De notre petite tente, nous avions une vue imprenable sur les ruines du chateau Dunnottar surplombant des kilometres de falaises. Le soir venu, nous etions seuls au monde, avec un ciel des plus etoiles et le son apaisant des vagues qui se fracassaient sur les rochers. Un reve, quoi! Mais le reve s'est rapidement dissipe, laissant place a un petit cauchemar : le vent tres fort nous a reveille en pleine nuit, donnant l'impression que la tente s'envolerait, meme avec tout le poids qu'il y avait a l'interieur. Mon dos, appuye sur la tente "cote vent" avait de la difficulte a combattre cette force incroyable. A partir de ce moment, vers environ 4 heures a.m, le sommeil etait partiel... Les vents violents ont persiste bien au-dela de cette nuit ou ils ont mis notre tente a rude epreuve et ont atteint les 120 miles a l'heure dans plusieurs regions d'Ecosse, deux jours plus tard (la journee de notre traversee vers l'Irlande du Nord...).

Quatrieme et dernier escale en Ecosse : Edimbourg. La jolie ville d'ou nous avons ecrit notre message au Blog sur Liverpool et celle dont on se rappellera pour ses changements meteorologiques rapides et surprenants. Une seconde il pleut, la suivante le ciel est completement degage et ensoleille et la prochaine, il fait une tempete orageuse... 

Au prochain message, la poursuite de nos aventures en Irlande du Nord. A bientot!